mieux-vivre

Le Bonheur en 2021 : Illusion ou Possibilité ?

Par Virginie Peny, le 22.09.2021

C'est un sujet à la fois intemporel et incroyablement en vogue dans le domaine du développement personnel. Intrinsèquement, nous aspirons tous à une vie pérenne et nous demandons finalement « comment être heureux ». Saint Graal par excellence, le bonheur fascine depuis la nuit des temps. Dans l'Antiquité gréco-romaine, Platon a été l'un des premiers philosophes à l'avoir traité. Des millénaires plus tard, en 2021 et avec toutes les avancées que nos sociétés ont réalisées, la quête du bonheur porte en elle une teinte de naïveté et semble compromise.

Vraiment ?

Les livres et les pages web nous expliquent ce dont il s’agit et donnent un tas de conseils : il faudrait faire ceci, cela. Dormir suffisamment, faire preuve d'altruisme, porter du bleu... Manger un croissant. L'éventail est large.

Qu’est-ce que le bonheur ? Il existe probablement une multitude d'interprétations selon les conditionnements, les expériences et les cultures. Ses compréhensions diffèrent d'ailleurs selon les individus.

Selon Wikipédia, "le bonheur est un état ressenti comme agréable, équilibré et durable par quiconque estime être parvenu à la satisfaction de ses aspirations et désirs et éprouve alors un sentiment de plénitude et de sérénité".

J'ai relu cette définition à plusieurs reprises. Elle me semble bien complexe et hors de portée pour décrire cet état naturel, parfois saisi à haut vol - sans avoir attendu quoi que soit.

Pourquoi est-il nécessaire en 2021 de réajuster notre relation au bonheur ?  

Pour se protéger

On me demande régulièrement comment être heureux dans notre monde actuel. En effet, le bonheur porte en lui l'idée d'un monde idéal. La colère, les inégalités, les maladies, le dérèglement climatique, pour n'en citer que quelques-uns... Les raisons de se laisser submerger par les catastrophes - réelles ou non - sont nombreuses. Est-ce que porter le malheur du monde aide les gens de votre entourage, vos proches, et vous-même en retour ? Pour l’avoir vécu, ma réponse est non. On peut se sentir affecté, triste ou anxieux pour des périodes courtes. Plus longtemps, cela devient toxique.

Il est essentiel de structurer son mode de pensée pour se protéger et mettre de côté la culpabilité stérile. Établir des limites permet de développer notre sécurité intérieure, et ainsi, notre capacité au bonheur.

Pour reprendre son propre pouvoir

Chacun d'entre nous réagit différemment face à l'épreuve. Notre point commun cependant : le cerveau humain a pour particularité de répondre plus fort au négatif qu'au positif. Ce schéma est appelé "biais de négativité", c'est un phénomène physiologique et psychologique dont il est nécessaire de prendre conscience. À la recherche de tout ce qui pourrait créer un danger, notre mode de fonctionnement ancestral continue ainsi « de nous protéger » pour assurer notre survie. Nous pouvons faire mieux.

C’est probablement notre plus grande aventure au cours de cette existence : parvenir à apprivoiser nos peurs dans un contexte changeant, au gré des obstacles et des difficultés. Nous pouvons décider de nous entraîner à voir les choses positivement. Pour reprendre son propre pouvoir. C’est aussi ici qu’un accompagnement de coaching prend tout son sens.

Pour jouer avec la magie du quotidien

La définition du bonheur par Wikipédia en tête, peut-être que nous devrions la réadapter à notre contexte actuel. Pour nous rapprocher d'une vision du bonheur plus réaliste.

Cette image me parle : le but d’une vie réussie est fractionné en nombreux « petits » objectifs.

Cela commence maintenant, à chaque minute. On a tendance à l'oublier. Prendre conscience de la magie du quotidien sans chercher l’extraordinaire, apprécier nos mouvements qui s'enchaînent, notre capacité à nous adapter... Surfer sur la vague de la vie.

Des choses simples, mais puissantes. Et possibles. C'est ici que le bonheur commence, avec ou sans croissant en main. Libre à vous de les adapter.

— Photo @Raychan via Unsplash

Vous avez aimé cet article ? Alors vous devriez beaucoup aimer

Partager l’article :